LA première !

Par Elvire&Jean le 2 janvier 2022 3
Dans Expériences de candaulistes

LA première !

Nous sommes devant sa porte, je viens de sonner.
Tu es terrorisée.
Je passe ma main dans le bas de ton dos, un léger sourire pour te rassurer, mais j’ai moi-même le souffle court.
Il ouvre, il est souriant, parle à voix basse, il est charmeur.
D’allure décontractée, il est élégant tout de même, impossible de savoir s’il est quand même un peu nerveux. Il s’appelle C.
On se fait la bise, échange quelques mots dans l’entrée dont je n’ai aucun souvenir, à part un compliment appuyé sur ton allure.
Tu es simplement vêtue d’une légère tunique de jersey, courte - très courte - avec une toute petite ceinture qui fait le tour de tes hanches, un collant et tes talons hauts que tu portes si bien, ils te font cette silhouette élancée tout en accentuant cette cambrure que tu affiches naturellement. Il est vrai que nous sommes assez peu attirés par la sophistication des dentelles, porte-jarretelles et autres tenues ciblées. Question de goût…
L’appartement est petit, nous nous installons dans la cuisine, C. nous a préparé un repas thaïlandais dont il a le secret, léger et plein de saveurs. Je ne sais pas si nous pourrons avaler quoi que ce soit ; pour l’heure nos deux gorges sont nouées. D’ailleurs, quand C. nous propose un Ti’punch nous acceptons avec plaisir, presque soulagé ; un réflexe simple pour se donner un peu de courage.
La discussion est sympathique, avec ce charme particulier : tous les trois savons qu’elle est là au mieux pour en savoir un peu plus sur l’autre, au pire pour patienter de manière courtoise avant le déchainement général.
C’est étonnant car la semaine précédente, lors de notre rencontre dans un bar surpeuplé, nous avons eu des mots beaucoup plus crus, le sujet a été mis à vif entre nous trois. Nous avions hésité pendant un an avant de reprendre contact avec C., après cette mémorable soirée tronquée qui avait créé tant de frustration chez nous trois… les attentes concernant cette « revanche » étaient élevées, ce préambule au bar était nécessaire, il y avait des enjeux.
Le rhum fait son œuvre, patiemment.
Tu retrouves petit à petit ton sourire naturel, ton regard devient plus incitatif, je me cale sur toi.
C. devient nettement plus tactile aussi, après quelques effleurements « pour voir », ses caresses se font plus volontaires ; ses mains glissent dans ton dos, sur ta chute de reins magnifique, caressent tes fesses à travers le tissu. Il est ravi, montre une certaine impatience même, il sait ce qu’il veut, il est en train de comprendre qu’il va l’avoir, mais fait des efforts pour ne pas trop te brusquer : il est encore tôt.
La conversation continue, nous finissons par manger un peu malgré tout. À postériori c’était une sage décision car la nuit allait être longue et sportive…
Tu es de plus en plus sollicitée, j’entends ta respiration maintenant, profonde. Je suis silencieux dans ces moments-là, je vous regarde le ventre tordu par l’étrangeté de la situation, et extrêmement excité en voyant la manière dont tu glisses petit à petit dans le plaisir.
Petite pause, tu décides de faire un tour aux toilettes ; je reste à table avec C. et je l’écoute : « mmhhhhh son cul »… incroyablement sexy… bandante… tout un tas de mots que je n’emploie pas avec toi, ou pas de cette manière, étrange.
Tu reviens vite, je note que tu n’as plus tes collants, tes jambes sont nues, tu te campes debout à côté de moi, ton bras sur mon épaule, machinalement je passe une main entre tes cuisses si douces.
J’ai soudain un doute, ma main remonte de quelques centimètres et mon pouce se retrouve au contact direct de ton sexe brulant, nu.
Je suis tétanisé.
Il est tout de même extraordinaire que l’absence d’un petit bout de tissu puisse provoquer à ce point le chaos dans un cerveau.
C. est quelqu’un de fin, il a compris quelque chose. Au moment où je te propose de t’assoir sur mes genoux, il avance avec sa chaise ; nous sommes tous les trois proches maintenant. J’ai trop envie de t’embrasser, je passe ma main dans tes cheveux et t’attire, tu m’enlaces pour un baiser passionné.
C. en profite pour tester lui aussi la douceur de tes jambes.
Mon autre main se place entre tes cuisses, je te glisse à l’oreille un « laisse-toi faire… », tandis que j’écarte un peu mes jambes afin que les tiennes s’ouvrent aussi.
Je suis en train de t’offrir.
Nous continuons à nous embrasser, mais nos baiser sont ponctués par tes gémissements maintenant, C. a découvert ton sexe, il est à l’œuvre et tu plies sous l’émotion.
Je pensais que cette étape durerait, mais C. s’est relevé et tu entreprends directement de lui ouvrir le jean et libérer son sexe.
Son sexe ? Une magnifique queue oui !
À aucun moment je n’ai pensé à cet aspect honnêtement, mais là je dois admettre que je suis un brin jaloux. Certes ça ne fait pas tout, mais quand même ! En lisant pas mal de contributions sur ce site, on peut juger de l’importance du sujet, et en conclure que nous avons beaucoup de chance avec C.… (Je précise ici que je ne suis pas bi, mais esthète sans aucun doute !)
Je vois bien que tu n’y es pas du tout indifférente d’ailleurs, tu l’as déjà en bouche et en douceur tu es en train de mettre C. dans tous ses états.
J’étais en train de t’offrir ? Je rectifie tout de suite : tu es en train de te donner, tu donnes, et tu sembles bien décidée à prendre. Beaucoup.
La cuisine étant petite, C. nous propose de faire une pause et de passer au salon. Peut-être aussi est-ce le moyen de temporiser un peu car ta fellation était plus que torride.
Deux petits canapés, un grand tapis : simple et efficace. Il nous montre aussi dans une alcôve sa table de massage. Je pense sans trop me tromper que nous avons dépassé le stade de la détente, je sens même une certaine tension entre nous. Mais cette table semble importante à ses yeux, nous aviserons plus tard.
Nous nous occupons de toi, les vêtements encore en place tombent progressivement, tu as gardé tes talons uniquement, c’est très beau : tu es debout en train de te frotter et de réagir aux mains qui te fouillent, je vois aussi tes yeux mi-clos, le regard de ma femme passée dans un monde parallèle.
Tu entreprends une nouvelle fois de lui faire une fellation, toujours aussi somptueuse, mais assez vite C. se dégage, il sort une coupelle remplie de préservatifs (!) et en prend un.
Il te place à genou, sur le canapé qui sépare le salon de l’alcôve, tu t’appuies sur le dossier, il s’extasie devant le tableau tout en se positionnant.
Je suis en train de te caresser les cheveux quand je vois ton regard s’illuminer de plaisir, et de surprise peut-être. Il te pénètre, doucement d’abord mais sans te laisser le choix.
Cette expression sur ton visage restera toujours ancrée en moi, c’est probablement l’instant qui cristallise toute cette démarche dite « candauliste » : voir et sentir sa femme prendre un plaisir fou, de manière totalement libre, sans considération autres que son propre épanouissement et sa jouissance.
C. te bouscule, change de rythme, essaie des variantes… c’est parfois désarçonnant car il y a quelque chose de visuellement pornographique, assez « technique » finalement.
Ceci dit, tu ne t’en plains pas à priori, nous sommes là pour ça aussi.
La nuit sera très longue.
C. est résistant et manifestement habitué !
La suite est plus floue ; nous ne vivons pas ce genre d’expérience uniquement pour témoigner, mémoriser cette nuit n’était pas un objectif en soi.
Mais quelques flashs me reviennent :
Nous passons d’un canapé à l’autre, il te prend dans tous les sens, tu gémis, cries, halètes, j’adore. Je participe au début, mais au bout d’un certain temps je me demande quelle est ma place ; je te caresse beaucoup, je sais à quel point tu as besoin de ça ; tu me suces aussi, mais je me rends compte que tu as besoin d’un peu d’air pour vivre en profondeur cette nuit. La position du mari n’est pas forcément aisée, surtout dans un trio selon moi. Il faut reconnaitre que dans cette configuration, c’est toi qui es à l’honneur et C. est en première ligne (il nous dira beaucoup plus tard sur le ton de la rigolade qu’il est le toy boy de nos jeux !)
Sans être particulièrement voyeur, j’ai pris du plaisir à te regarder, sentir et surtout écouter vos ébats, à les vivre avec toi au bout du compte.
Te voir te tordre, onduler, te faire tenir, percuter, tout cela était magnifique.
Alors que j’étais dans le couloir, je vous ai vu par l’embrasure de la porte, les pieds dépassant du canapé, le rythme de vos mouvements, ton cri au moment de l’orgasme, tes pieds qui se tortillaient sous l’effet du plaisir.
Tu as même été fontaine quelques fois.
Les émotions ont été très fortes.
Il t’a prise sans ménagement sur le tapis, tes genoux, tes épaules et tes fesses s’en sont souvenues longtemps ; tu arborais même avec fierté ces stigmates la semaine suivante.
Il t’a prise sur cette table de massage aussi, debout, devant, derrière, dessus, recroquevillée… je me rappelle parfaitement du bruit des pieds de cette table qui tapait sur le parquet, de tes gémissements. Pauvres voisins (ou heureux voisins ?)
Tu as joui de nombreuses fois et tu as conclu la partie comme tu l’avais commencée, par une fellation.
Cette nuit nous a stimulé longtemps après, sexuellement, psychologiquement et sentimentalement. Contrairement à ce que voudrait la « logique » d’un couple « fidèle » après une aventure comme celle-ci, le nôtre était vivant à 200 %.
Depuis, même si ces expériences ne sont pas fréquentes pour nous (ou peut-être parce qu’elles ne le sont pas justement), elles nous « retournent » la tête à chaque fois.

Ce récit est totalement véridique, certes il puise dans mes souvenirs, il est d’une certaine manière subjectif, mais il est vrai. Il puise dans mes souvenirs mais aussi dans ceux d’Elvire (même si elle en a peu de précis car elle a l’art de vivre les choses totalement, sans trop « enregistrer ».)
En tout cas nous avons parfaitement conscience de la chance d’avoir eu une première expérience comme celle-ci avec C.
Je suis persuadé que les premières expériences sont fondatrices et qu’il faut être prêt, souple d’esprit et connaitre ses limites.

Bonne année à vous !

3 commentaires

LA première !

Par Elvire&Jean le 3 janvier 2022

Merci à vous pour ces encouragements !
Oui, il y a eu pas mal de suites, et il y en a toujours, j’espère trouver bientôt le temps pour les partager avec vous et participer à cette formidable collection d’expériences et de fantasmes dont regorge le site.
J’aimerais beaucoup qu’Elvire prenne aussi le temps de le faire, le point de vue des femmes est primordial dans ce genre d’aventures.

LA première !

Par Cokin&Cokine le 3 janvier 2022

Très jolie narration d’une première bien émouvante.
Je vous en souhaite autant que vos désirs vous en réclament.

LA première !

Par les coquinous le 3 janvier 2022

Bonjour et meilleurs voeux pour 2022.
Quelle belle aventure, et si bien racontée !
Merci à vous et continuez à prendre du plaisir dans le candaulisme.
Valentine